Oui, il est présentement 23h00 tapant au moment où je commence à taper ce message. Un instant. Un seul instant d'une vie complète, qui s'évanouira dans quelques secondes... Et voilà, c'est terminé... Tout ça pour dire que j'étais en train de ressentir quelque chose. Quelque chose qui n'arrive pas très souvent dans la vie et qui est souvent négligé par de nombreuses personnes. Le bonheur. Le vrai bonheur. Je ne parle pas du bonheur à la fois artificiel et exutoire créé par des moyens quelconques qui peuvent, chez certains, être douteux à la limite. Non. Le VRAI bonheur. Celui qu'on apprécie sans l'attendre. Celui qui vous vient soudainement, spontanément, qui vous prend par surprise et qui fait tellement de bien. Le bonheur qui vous fait soupirer de plaisir pour aucune raison ou presque...
Ce soir, une amie de ma coloc, qui se trouve aussi être mon amie, est venue faire un tour à l'appart. Elle commence l'Université demain et elle est nerveuse. Elle ne veut pas l'avouer tout à fait, mais elle l'est. Et ça se sent. C'est d'ailleursbien drôle. Cette chère Kate... D'après de nombreuses personnes, c'est une des filles les plus belles de Baie-Comeau. Et c'est vrai, avouons-le! Mais Kate est BELLE, en majuscule, en minuscule, en tout ce que vous voulez... belle à l'extérieur ET à l'intérieur. C'est ça, la différence. Oh, ne voyez pas là une façon boîteuse de dire que je l'aime, détrompez-vous. J'ai trop de respect pour elle, pour son amoureux et pour les couples en général pour la désirer. Kate est, dans mon esprit, au-delà du stade de la petite copine possible. C'est une très bonne amie, et je ne crois pas être fait pour elle, de toute façon. De plus, je n'écris pas ce message pour venter les mérites de Kate, elle n'en a pas besoin et c'est un peu puéril. Et il y a d'autres "Kate". Elles sont nombreuses, seulement, elle ne le savent pas.
Je disais donc que Kate est venu passer la soirée chez nous (son amoureux est venu la rejoindre lorsque la soirée tirait à sa fin) et nous avons parlé dans le salon en jouant à un petit jeu de discussions. Et aussi stupides qu'elles en ont l'air, ces quelques heures ont suffit pour me rendre heureux et faire ma journée. Je ne sais pas si c'est ce dont j'avais besoin ou quoi que ce soit, mais je me sentais... en pleine béatitude, tout simplement! Et quand Kate et son amoureux sont partis, nous avons parlé un peu moi et ma coloc, et ça a continué. Me voilà donc en train d'écrire devant mon ordinateur, le sourire aux lèvres, naviguant sur Internet en savourant la vie comme elle arrive. Car c'est ça, l'important. Vivre sa vie, en profiter, prendre les moments heureux au vol, tenter le tout pour le tout, garder les souvenirs heureux au fond de son coeur, rejeter les mauvais et, si possible, en tirer une leçon profitable pour le futur. Vivre. Point final. Sans regrets ni remords. Sinon, on gaspille le temps qui nous est donné et on se retrouve devant la mort avec rien d'autre que le poids de la négativité, de l'hypocrisie et de la tristesse, en ayant l'impression de n'avoir rien appris, rien donné, rien fait... De n'avoir laissé comme trace dans l'Histoire qu'une ombre de nous-même qui sera balayée aussi aisément qu'une frêle poussière virevoltant dans un rayon de lumière.
Profitez de la vie, mes amis, sans avoir peur de l'avenir, sans traîner le poids des regrets du passé, mais en expérimentant avec émerveillement la chaleur et la lumière de l'instant présent.

